L’ÉCOLE SÉNÉGALAISE DES ARTS ACCUSÉE DE FORMER DES MÉDIOCRES : Bouba Ndour s’attire des foudres

En déclarant que l’Ecole des Arts du Sénégal ne formait que des médiocres dans le domaine de la musique, Bouba Ndour s’est attiré des foudres qui n’ont pas épargné son grand frère Youssou.

Il en aura pris pour son grade à dépréciant l’Ecole Nationale des Arts du Sénégal. Bouba Ndour qui a, clairement, déclaré que l’établissement ne formait que des médiocres, n’a pas échappé à la colère des anciens pensionnaires de l’école. Alioune Fall, professeur d’éducation artistique musicale au CEM Gaindé Fatma de Mbacké, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère et s’adresse directement au chroniqueur. « En critiquant L’École Nationale des Arts devenue l’ENAMC de manière désobligeante, vous montrez un manque de respect non seulement envers une institution respectable, mais aussi envers l’ensemble des artistes et professionnels qui y sont formés. L’ENAMC joue un rôle crucial dans le développement et la préservation de la culture sénégalaise, et il est essentiel de reconnaître et de valoriser cet apport ».

Alioune Fall égratigne, en passant Youssou Ndour, ancien ministre de la culture et grand frère de sa cible. « Votre frère, Youssou Ndour, artiste internationalement renommé et ancien ministre de la Culture, aurait dû soutenir cette institution de manière significative. Cependant, sa contribution semble avoir été limitée à une seule visite sans protocole. Il est légitime de se demander ce qu’il a fait pour améliorer la visibilité et les conditions de cette école. Sa position lui offrait une opportunité unique de promouvoir et d’aider l’ENAMC à atteindre ses objectifs, mais cette chance semble avoir été manquée. Vos remarques trahissent un manque flagrant d’information sur l’école et témoignent d’une arrogance regrettable. Il est impératif de reconnaître et de soutenir les efforts de ceux qui travaillent à préserver et à promouvoir notre patrimoine culturel ».  Le professeur qui rappelle que l’ENAMC a pour mission de former des artistes et des professionnels hautement qualifiés dans divers domaines des arts et de la culture, ajoute qu’elle joue aussi un rôle fondamental dans la préservation et la promotion du patrimoine culturel sénégalais.  « Vos propos diminuent injustement les efforts de cette institution et de ses étudiants. Il est important de noter que, bien que vous soyez connu en partie grâce à votre relation avec Youssou Ndour, il est largement reconnu que vous ne possédez pas une expertise approfondie en musique. Vous profitez de la télévision de votre frère pour promouvoir des contenus, souvent sans la profondeur musicale nécessaire, comme avec l’émission « Sen petit galé ». Si vous compreniez véritablement la musique, vous sauriez que la musique ne se limite pas au folklore. Les grandes œuvres musicales sont transcrites sous forme de partitions, une pratique que l’ENAMC applique en analysant et en transcrivant les œuvres de Youssou Ndour. Les étudiants de l’école valorisent la musique de votre frère en traitant ses œuvres comme sujets de mémoire, en les analysant et en corrigeant les progressions harmoniques ».

Alioune Fall, ne décolérant toujours pas, poursuit son réquisitoire. « En traitant toute une institution de « nulle », vous démontrez non seulement votre ignorance de l’importance de cette école, mais aussi de sa localisation et de son rôle. L’ENAMC offre une formation rigoureuse et complète dans plusieurs disciplines artistiques, préparant ses étudiants à exceller dans leur domaine et à contribuer de manière significative à la scène artistique nationale et internationale. Il est temps de reconnaître et de soutenir le travail formidable que fait l’ENAMC pour le patrimoine culturel sénégalais, plutôt que de le dénigrer sans fondement ».  Il boucle par souhaiter un mea-culpa de Bouba Ndour. « Je reste poli en attendant tes excuses. Musicalement ! ».

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